UN DEMI-SIÈCLE DANS L’HIMALAYA AVEC MATTHIEU RICARD #NOTE_3 MARS.2017

par Chantal Nedjib
© Matthieu RICARD

Un demi-siècle dans l’Himalaya de Matthieu Ricard
# Note_ 1 er mars 2017
Lieu_Brand store BMW George V_Paris
Photographe _Matthieu Ricard
Jusqu’au 27 mai 2017

 

  • Matthieu Ricard / Vernissage du 1er mars 2017 © Chantal Nedjib
  • Matthieu Ricard / Vernissage du 1er mars 2017 © Chantal Nedjib
  • Matthieu Ricard / Vernissage du 1er mars 2017 © Chantal Nedjib

Le 1er mars 2017 se déroulait le vernissage de l’exposition « Un demi-siècle dans l’Himalaya » de Matthieu Ricard au Brand Store BMW à Paris. Y sont rassemblées 30 photographies – extraites d’un travail réalisé au cours de son premier voyage en Orient.

Le moine bouddhiste, philosophe, écrivain, scientifique mais aussi photographe arrivait tout droit de Dordogne avec son éditrice. Cet infatigable itinérant profite de ses escales à Paris pour consacrer son énergie »hors-méditation » aux projets utiles à sa Fondation.

Ce qui frappe chez lui, c’est son calme, sa modestie. Une véritable bouffée d’oxygène se dégage de ses mots, de sa posture. Pendant la conférence de presse, Matthieu Ricard partage à l’assemblée sa manière de voir la vie.

« La photographie pendant la méditation ?
Ma distraction préférée ! »

Moine tibétain, Inde, 2015 © Matthieu RICARD

Au cours de ses voyages, il prend une photo tous les 15 jours. Sa joie réside dans le partage de ce qu’il voit. »La photographie pendant la méditation ? Ma distraction préférée, une récréation, un moyen de partager les moments. » confie-t-il. Matthieu Ricard diffuse partout ses messages de confiance et d’optimisme. Morceaux choisis :
« La plupart des 7 milliards d’êtres humains se comportent bien » – « La violence ne fait que diminuer, le nombre d’homicides a diminué de 100 fois sur 3 siècles en Europe » – « Je ne prends pas de photos, je suis pris par mes photos ».

Chevaux au Tibet, 1998 © Matthieu RICARD

Le moine photographe aime photographier les nuages en fin de journée. Au cours de l’une de ses sorties, des chevaux décident de passer face à l’objectif, dans la lumière couchante du Tibet. Face à cette image, il raconte en souriant « Celle-là, c’est un peu mon coté Marlboro« .

Montrer la beauté des paysages c’est aussi faire face au défi de l’environnement. Les photographies sont d’ailleurs tirées sur un papier japonais fait à la main qui donne un effet aquarellé étonnant.

Photographe depuis l’enfance il a côtoyé les plus grands photographes. Il cite Henri Cartier Bresson : « Je ne prends pas de photos, je suis pris par mes photos ».

 

Monastère tibétain, Népal, 2009 © Matthieu RICARD

Tous les matins, immobile pendant 1 an, il photographie cette vue depuis son balcon. Un instant privilégié où un rayon de soleil perce la brume. Entre deux photos, la magie a déjà disparu.

Invité par son maitre spirituel, Matthieu Ricard restera 13 ans au Boutan à la fin des années 70. La Constitution du pays est originale : la préservation de l’environnement est une priorité. Là-bas, il est interdit de couper les forêts !

Dilgo Khyentsé Rinpotché, maître spirituel tibétain,1985 © Matthieu RICARD

Une vente au profit de l’association Karuna-Sechen

L’exposition s’inscrit dans la tournée « BMW Pop-up Photo tour » et se poursuivra chez différentes concessions du constructeur auto. Ce concept inédit a été créé en partenariat avec l’ADAP (Association de diffusion de l’art photographique présidée par Pierre-Cornette de Saint-Cyr).

Numérotées, les images sont en vente au profit de l’association humanitaire Karuna- Sechen qui mène des projets au Népal, en Inde et au Tibet autour de l’éducation, la santé et les services sociaux. En 2016, l’association qu’il a créée est venue en aide à plus de 300 000 personnes.

 

Quelques éléments de biographie :

Matthieu Ricard est né en 1946, fils du philosophe Jean-François Revel et de l’artiste peintre Yahne Le Toumelin. Il voyage en Inde pour la première fois en 1967, où il rencontre de remarquables maîtres spirituels tibétains. Il décide de s’établir dans l’Himalaya en 1972, étudiant et pratiquant le bouddhisme. Il est l’interprète français du Dalaï-Lama depuis 1989.

Il photographie depuis plus de quarante ans les maîtres spirituels, la vie dans les monastères, l’art et les paysages du Tibet, du Bhoutan et du Népal et est l’auteur de plusieurs livres de photographies. Ses photographies ont été publiées dans de nombreuses parutions (National Geographic, Figaro Magazine, Animan, etc.) et exposées dans un grand nombre de galeries et musées dans le monde, notamment à Visa pour l’Image (Perpignan), Aperture Gallery et Rubin Museum of Art à New York, au Forum des Halles et à la Galerie « Voleurs d’images » à Paris, à Hong Kong, Winterthur, Stockholm.
Matthieu Ricard, Merci pour le voyage !

Chantal Nedjib